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jeudi 1 février 2018

Suis-je raciste?

Ma réflexion du soir: est-ce que je suis raciste?
J'ai vécu plusieurs évènements dernièrement qui m'ont demandée d'approfondir mes pensées sur la chose.
J'ai un fils noir. Et pas que noir. Non canadien. J'ai été l'épouse d'un Africain. Ma meilleure amie est Burkinabè, la plupart de mes potes n'ont pas ma couleur de peau. Je sais dire bonjour en dioula, Wolof, Swahili, Mooré, Hindi, espagnol, et quoi d'autre encore. Je lis les auteurs Africains, Cubains et Haïtiens, je connais ma politique internationale, je n'ai jamais crié d'injures ou rejeté qui que ce soit en raison de son origine. Alors, suis-je non raciste?
Je vais faire un parallèle avec le féminisme. Je pense que l'on peut être un époux, un père de belles jeunes filles que l'on adore, lire les femmes, connaitre leur situation dans le monde, ne jamais avoir payé pour des services sexuels et ne jamais avoir frappé ou insulté une femme, sans pour autant ne pas être macho.
Ne pas être blanc, aujourd'hui, et depuis trop longtemps, c'est vivre une réalité différente. Être au courant de cette réalité, essayer de ne pas y contribuer, être à l'écoute de ce que l'autre vit, prendre position, au risque de se faire dire que l'on prend tout au pied de la lettre et que l'on exagère, remettre en question les fonctionnement de notre société qui contribuent au statut quo, ne pas accepter les blagues, les allusions, les non-dits, ne pas profiter des privilèges que l'on a, mais d'abord être conscient de ces privilèges, utiliser son pouvoir (oui, on en a un, il est toujours inégal, et c'est pas demain que ça va complètement disparaitre) donc utiliser son pouvoir de blanc, Canadien, pour décrier, ramener à l'opinion du public, obliger à faire la lumière... Et puis faire face à son inconscient. Confronter ses craintes. Ne pas être spectateur, mais réagir, à chaque fois, dans chaque détail. C'est tout un programme. Ce n'est pas quelque chose d'abouti, que l'on peut admettre: non, je ne suis pas raciste, non, je ne suis pas macho.
Ne pas être raciste, c'est prendre conscience, prendre action, et c'est un processus continuel. Parce que malheureusement, dans notre société, naturellement, dans la neutralité, il y a du racisme.
Est-ce que je suis raciste? Je l'ai été. Sans le vouloir. Sans le savoir. Souvent. Je pense avoir tout fait pour ne pas l'être aujourd'hui. Et je veux tout faire pour continuer à ne pas l'être demain.



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Bonne lecture!

mardi 19 décembre 2017

En hommage au courage des femmes Burkinabè




Seul le poisson mort se laisse porter par le courant par Eve Lavigne

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Bonne lecture!

samedi 25 novembre 2017

Une première critique littéraire

C'est avec émotion que j'ai lu ce matin la première critique littéraire publiée a propos de Seul le poisson mort se laisse porter par le courant, premier roman que j'ai publié le 4 octobre dernier. 
Vous pouvez trouver cette critique sur le Blog d'Aline, les livres d'Aline et sur babélio.

Je me permets aussi de la copier ici:

" Commentaire

Ce roman d'Eve Lavigne est une vraie pépite
Tout en contraste, le récit est à la fois beau et mélancolique, optimiste malgré la douleur et les difficultés. L'écriture de l'auteure est magnifique et émouvante, tout en restant d'une simplicité étonnante : Eve Lavigne trouve les bons mots, ceux qui frappent l'imagination et qui nous font ressentir les émotions qu'ils véhiculent.

L'histoire nous raconte le parcours de plusieurs personnes abîmées par la vie. Mais malgré leurs difficultés, ces personnages qu'Eve Lavigne a côtoyées font preuve d'une magnifique envie de vivre. Les difficultés, la maladie, le rejet de la société n'est rien pour ces personnes que notre société a tendance à qualifier de "marginaux" : tout ce qui compte, pour eux, c'est de pouvoir vivre comme il l'ont choisi. Et, au passage, ils nous donnent une belle leçon de vie ! Leur force et leur rage (dans le bon sens du terme) sont fascinantes.

C'est parmi cette galerie de personnages en difficulté qu'Eve Lavigne a trouvé un sens à son existence. La jeune femme se sent bien parmi eux et aime écouter leur histoire et leur poser des questions (parfois indiscrètes). De belles amitiés se développent sous nos yeux.

Mais Eve Lavigne n'est pas qu'infirmière, loin de là. Son roman nous parle aussi d'art et de littérature. De l'amour de sa mère pour les oeuvres d'art et pour la lecture, qu'elle a transmis à sa fille :

" Et la littérature. Le plus grand cadeau que ma mère m’ait offert. Jour après jour. Vian, encore. Steinbeck. La vie devant soi, de Romain Gary. Et la liberté qui vient avec. "

Nous, les lecteurs, serons tous d'accord : l'amour de la lecture n'est-il pas le plus beau cadeau que l'on puisse faire à un enfant ?

Seul le poisson mort se laisse porter par le courant est un roman qui parle de nombreux sujets : la vie, l'amitié, la pauvreté, la mort. Et tous sont abordés avec beaucoup de dignité par une auteure qui se livre sans tabou et nous parle de ses propres difficultés, de façon particulièrement émouvante :

" J’ai vécu un deuil. Anormalement long. Notre famille s’est brisée. Le père de mes enfants et moi avions notre lot de difficultés, et ma dépression, mon choc post-traumatique ont fini par achever ce qui restait de stable.

J’ai beaucoup erré, et je commence tout juste à me retrouver. À retrouver ce que Sali voulait tant me laisser : l’amour pour Ève. Le respect pour cette femme capable de grandes choses, mais qui ne sait se voir. Cette adulte ouvrant très grand les bras, dans laquelle se trouve une enfant inapte à tendre la main vers soi.

J’ai cherché l’amour chez les hommes, chez les autres, dans le bonheur créé autour de moi. Il me faut maintenant fouiller et atteindre ce lieu qui ne m’appartient qu’à moi, ce lieu divin. Et ce n’est pas facile. "

Salimata avait raison : Eve Lavigne est vraiment capable de grandes choses. En particulier avec une plume dans la main.
Le site Internet d'Eve Lavigne se trouve ici. N'hésitez pas à le visiter pour en apprendre plus sur l'auteure.

Et pour découvrir ce très beau roman, c'est ici pour la version numérique et là pour la version papier. Bonne lecture ! "
Posté par Aline1102 à  


Seul le poisson mort se laisse porter par le courant par Eve Lavigne

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samedi 4 novembre 2017

Mokoomba

Aujourd'hui, c'est un de ces jours où j'ai l'impression de me réveiller avec un 6e sens et de me dire
"mais comment j'ai pu vivre jusqu'ici en me passant de ça?"

Une personne merveilleuse m'a apporté un vrai bonheur cette semaine, elle a offert à mon âme tourmentée une douceur, une compassion, un amour rythmé, une vraie consolation.  Au moment où j'étais découragée, un peu triste, cette personne m'a écoutée, offert un verre de vin, une cigarette, et... Mokoomba.

Laissez-moi vous les offrir à mon tour, il y a trop d'amour pour moi seule là-dedans.  Je ne sais pas pour vous, mais quand je les écoute, je ressens cet élan qui donne envie de pleurer et de danser à la fois.

Les voici, Mokoomba, du Zimbabwe:






A la 35e minute de ce spectacle, une chanson pour sa maman, décédée.  Une chanson pour les orphelins aussi.  D'une beauté qui retourne...



Seul le poisson mort se laisse porter par le courant par Eve Lavigne
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samedi 21 octobre 2017

Écosia, et la forêt de Lilengo, au Burkina Faso

Vous me connaissez, ou peut-être pas, dans ce cas je vous le dis: je suis assez critique du développement international.  Surtout quand il est entouré de pubs, de grandes claques dans le dos, ça me chatouille le gros nerfs du scepticisme.

Par optimisme, je fais mes recherches internet avec Écosia, cette plate-forme qui remplace Google et qui plante des arbres avec les profits engendrés.  Mais j'y croyais à moitié.  Selon le compteur de ma page, je serais rendue à plus de 250 arbres plantés, à moi seule, par le bénéfice de mes recherches.  Bon, c'est mignon. Mais...

J'ai pris le temps de lire les états de comptes (qui sont incroyablement limpides), et surtout, de regarder ce qui se fait avec cet argent.  Ca tombe bien, un des projets est au Burkina.  Je vais sentir l'arnaque à des milles à la ronde!

Et bien je suis vraiment surprise.  C'est près de Gorom-Gorom, la partie la plus chaude d'un des pays les plus chauds au monde.  Et je regarde comment ils font, comment ils respectent la hierarchie, la différence entre les nomades, les agriculteurs, les hommes, les femmes, les enfants, les...  Ça marche!  Ces gars-là savent ce qu'ils font, ils le font avec une approche qui est adéquate, et... on y croit!  Regardez par vous-même: c'est beau à voir!



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vendredi 20 octobre 2017

I ko ka digné Patrick Kabré

Je vais vous l'avouer: je ne le connaissais pas...
Par facebook, des amis d'amis, je tombe sur un truc qu'il fait.

D'abord, j'aime l'énergie.  Une énergie dans laquelle je reconnais à la fois la sagesse forte de l'Afrique Sub et Saharienne et cette jeunesse tout feu tout flamme, innovatrice, personnelle et excentrique de l'artiste.



Et puis il se met à chanter.  Et tout d'un coup, je comprends:  Kabré est Mossi.  Il chante en Mooré et en Dioula.  En Europe comme à Ouagadougou.  Patrick Kabré vient directement de ce lieu que j'aime tant.  Et je vais vous dire, des chanteurs Burkinabè qui font carrière à l'étranger, il n'y en a pas autant que des Maliens, des Ivoiriens, des Sénégalais.


Et il le fait en étant totalement lui-même!  Qu'il soit en boubou ou en hoodie, avec une guitare électrique ou des percussions traditionnelles, qu'il chante Mooré ou Dioula, en France ou au Burkina Faso, cet artiste met ses trippes sur scène, et nous emporte avec lui, loin des clichés, loin de la "world" music, mais dans son univers à lui. Un univers qui est construit sur des millénaires de traditions, de richesses, dans lequel il s'amuse à puiser pour construire mais pour déconstruire aussi.




Un artiste unique, qui a énormément à partager, et que je découvre en même temps que vous, avec beaucoup de plaisir.

Barka Patrick!

Son site internet, super bien fait, plein de matériel:
www.patrickkabre.com



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L'hibiscus pourpre - Chimamanda Ngozi Adichie


Une idée de lecture pour la fin de semaine.  Un livre brillant, complexe, complet.  J'ai adoré.


L'hibiscus pourpre par AdichieKambili a quinze ans. Son monde est limité aux murs de la résidence luxueuse d'Enugu, au Nigeria, où elle vit avec ses parents et son frère Jaja. Son père, Eugène, est un riche notable qui régit son foyer selon des principes d'une rigueur implacable.

Sa générosité et son courage politique (il possède le seul journal indépendant du pays) en font un véritable héros de sa communauté. Mais Eugène est aussi un fondamentaliste catholique, qui conçoit l'éducation de ses enfants comme une chasse au péché où les plus terribles punitions trouvent leur justification dans la foi.

Quand un coup d'Etat vient secouer le Nigeria, Eugène, très impliqué dans la crise politique, est obligé d'envoyer Kambili et Jaja chez leur tante. Les deux adolescents y découvrent un foyer bruyant, plein de rires et de musique. Ils prennent goût à une vie simple, qu'ils croyaient dangereuse et païenne, et ouvrent les yeux sur la nature tyrannique de leur père.

Lorsque Kambili et son frère reviennent sous le toit paternel, le conflit est inévitable et la maison se transforme en champ de bataille où les enfants vont se révolter pour gagner leur liberté. L'Hibiscus pourpre est un roman bouleversant sur la fin de l'innocence, la violence domestique, l'intolérance religieuse et l'émancipation.



Chimamanda Ngozi Adichie Nationalité : Nigeria
Né(e) à : Abba , le 15/09/1977
Biographie :

Chimamanda Ngozi Adichie est une écrivaine nigériane.

Elle est originaire d'Abba, dans l'État d'Anambra, mais a grandi dans la ville universitaire de Nsukka, où elle a fait sa scolarité. À l’âge de 19 ans, elle quitte le Nigeria pour les États-Unis.

Après avoir étudié à la Drexel University de Philadelphie en Pennsylvanie, Chimamanda Ngozi Adichie opte pour l’Eastern Connecticut State University afin de vivre plus près de sa sœur, qui exerçait la médecine à Coventry (actuellement à Mansfield, CT). Elle poursuit là ses études en communication et en sciences politiques. Elle obtient un M.A. (maîtrise ès arts) d’Études africaines à l’université Yale en 2008. La même année, elle intervient comme "écrivain visiteur" à l’Université wesleyenne de Middletown dans le Connecticut où elle participe à la collection Wesleyan's Distinguished Writers Series.

Ses nouvelles ont été publiées dans de nombreuses revues littéraires, notamment dans Granta. Son premier roman, L'hibiscus pourpre, a été sélectionné pour l'Orange Prize et pour le Booker Prize. L'autre moitié du soleil a reçu l'Orange Prize. Elle publie Americanah, en 2014, le parcours d'une jeune Nigériane partie étudier aux États-Unis, et qui sera confrontée au racisme et à la discrimination. Elle a reçu de nombreux prix pour ses œuvres.

Chimamanda Ngozi Adichie vit au Nigeria.


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