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mardi 28 avril 2015

FOLI Il n'y a pas de mouvement sans rythme





Ce film me bouleverse.  C'est une vérité si simple, si banale, mais que nous avons complètement mise de coté dans notre mode de vie occidental.  Non, pas de mouvement sans rythme.  Pas de vie non plus.  Le coeur qui bat, le sang qui circule, la respiration.  L'évaluation physique de base de tout soignant repose sur ces rythmes.  On poussera l'analyse à l'ECG. Bigéminisme?  Flutter?  Bloc auriculo-ventriculaire du second degré?  Le rythme!



L'Afrique que je connais écoute ses rythmes. Les vit.  Les accepte et les transcende aussi.  La vie, la mort, les temps d'opulence et de disette, le travail, le repos, la parole, le silence.  Pour connaitre, gouter et accepter l'Afrique telle quelle est, il faut en écouter et en accepter les rythmes.


jeudi 13 novembre 2014

Burkina Faso : Zida concède aux civils la présidence du parlement de transition

En fait, l’homme fort du Burkina désigné par de hauts gradés de l’armée a fait sa concession à travers l’avant-projet de charte de transition pour lequel les parties (l’armée, la société civile et les partis politiques) se sont convenues.
Les parties ont encore à finaliser le texte final du document.
L’exigence de l’armée de diriger le parlement de la transition était le majeur point d’achoppement de discussions qui ont lieu entre les acteurs de cette crise depuis la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre dernier à la suite des manifestations populaires.
Même si les militaires ont fait cette concession, il reste qu'ils participeront collégialement avec les civils à la structure qui chapeautera le CNT et qui sera bicéphale.
"Naturellement le militaire aura la préséance car il a les armes avec lui", avait expliqué à l’AFP Etienne Traoré, président d'un parti d'opposition avant la conclusion de cet accord.
Des militaires ont participé pour la première fois dans l'après-midi à une commission de négociations, aux côtés de l'opposition, de la société civile et des autorités religieuses et traditionnelles.
Une autre précision dans l’avant-projet de charte de transition : le président de la transition sera un civil, qui choisira lui-même son Premier ministre. Et le Premier ministre nommera les 25 membres du gouvernement. Aucun des cadres du futur régime ne pourra participer aux prochaines élections.
Une instance dite "de la réconciliation nationale et des réformes" est aussi prévue dans le document. La commission vérité et réconciliation en sera une bretelle et son objectif sera de faire la lumière sur les crimes économiques et de sang commis par l'ancien régime.

jeudi 6 novembre 2014

Burkina Faso : pas d'accord sur la personnalité civile qui mènera la transition


Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 


Les chefs de file de l'opposition Bénéwendé Sankara, Zéphirin Diabré et Roch Marc Kaboré le 5 novembre à Ouagadougou.

Les discussions qui se sont tenues à Ouagadougou entre militaires, partis d'opposition, proches de l'ancien président Blaise Compaoré, représentants de la société civile, dirigeants religieux et chefs traditionnels ont tracé, mercredi 5 novembre, les premiers contours d'une transition politique au Burkina. Mais cela reste un accord a minima.

Sous l'égide des présidents ghanéen, sénégalais et nigérian, venus en médiateurs, ils sont convenus de la formation d'un gouvernement mené par un civil jusqu'aux élections de novembre 2015. Un scrutin prévu de longue date, puisqu'il correspond au terme du mandat du président déchu.
Bien que le résultat des négociations soit maigre, le dirigeant du Ghana, John Dramani Mahama, se dit confiant :
« Je crois que dans quelques jours, plutôt que dans quelques semaines, le peuple aura un dirigeant intérimaire. »
Chaque délégation devait en effet proposer trois noms. Certains ont filtré, alimentant les rumeurs, mais le communiqué issu des tractations mentionne seulement la nomination d'une « éminente personnalité civile ».
D'après Cyril Bensimon, envoyé spécial du Monde à Ouagadougou, l'opposition et les médiateurs sont en désaccord sur la méthode à suivre : les premiers souhaitent que soit décidé un schéma de transition avant la nomination de la personnalité chargée de la diriger. Les trois présidents estiment au contraire qu'un accord doit être trouvé sur un nom avant de lancer le processus.
Une nouvelle rencontre doit se tenir dans les jours à venir, des représentants des trois médiateurs étant restés sur place.

« PAS UN VULGAIRE COUP D'ÉTAT »
Depuis la chute et la fuite de Blaise Compaoré, le lieutenant-colonel Isaac Zida a été désigné comme chef de régime intérimaire par l'armée. Mardi, il s'est engagé à« remettre aux civils » les rênes du pays, mais sans préciser les modalités de cette passation de pouvoir. L'ensemble des participants se sont également mis d'accord pour rétablir la Constitution de 1991 que le lieutenant-colonel Zida avait suspendue.

Zéphirin Diabré, un des chefs de file de l'opposition, a participé à ces réunions parfois houleuses. « Ils ont compris que ce qui s'était passé ici était une insurrection populaire qui ne peut être traitée comme un vulgaire coup d'Etat », a-t-il déclaré à sa sortie. Interrogé par Le Monde en début de semaine, il avait déjà laissé entendre que l'armée n'était pas prête à garder le pouvoir coûte que coûte.
« L'armée a elle-même reconnu que ce qui s'est passé est une insurrection populaire conduite par l'ensemble des composantes de la société. Cela veut dire qu'il y a une acceptation que ce n'est pas l'armée mais le peuple qui a pris le pouvoir. Il se trouve que du fait de la vacance du pouvoir, l'armée a pris sesresponsabilités. »
Si ces négociations ont partiellement éclairci l'avenir politique du Burkina Faso, les tensions restent vives. D'après l'envoyé spécial du Monde, les représentants de la société civile ont refusé de s'asseoir à la même table que les proches du parti de Blaise Compaoré. Ces derniers ont été discrètement exfiltrés de la salle.

L'heure des premiers règlements de comptes semble même avoir sonné à l'encontre des anciens dignitaires du régime. Assimi Kouanda, le chef de l'ancien parti présidentiel, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), a été arrêté mardi soir, de même qu'Adama Zongo, le président d'un mouvement pro-Compaoré, ont révélé mercredi des sources sécuritaires. Le parti Front républicain, allié du CDP, s'est plaint que ses responsables soient menacés physiquement et que certains de leurs domiciles aient été attaqués.

dimanche 2 novembre 2014

Burkina Faso : condamnations internationales contre le pouvoir militaire



Des groupes de jeunes ont nettoyé les rues de Ouagadougou, jonchées de débris, carcasses et pneus brûlés.

La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a vivement condamné dimanche 2 novembre la prise de pouvoir annoncée par l'armée au Burkina Faso, mais l'appel de l'opposition à un rassemblement de protestation s'est soldé par un échec, avec seulement un millier de personnes présentes, selon un correspondant de l'AFP.
Parmi les manifestants, essentiellement des jeunes, la déception, voire le mécontentement se faisaient sentir alors que le rassemblement a duré à peine plus d'une heure, en l'absence de toute force de l'ordre. « Notre lutte maintenant, c'est le départ pur et simple du lieutenant-colonel Zida » , a déclaré un manifestant.

« TRANSFERT IMMÉDIAT AUX AUTORITÉS CIVILES »
Washington a appelé dans la nuit « l'armée à transférer immédiatement le pouvoiraux autorités civiles », selon la porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki. Les Etats-Unis, un des alliés privilégiés du Burkina, « condamnent la tentative de l'armée burkinabé à imposer sa volonté au peuple du Burkina Faso », a-t-elle ajouté.
La Constitution, que les militaires ont dit avoir suspendue, prévoit que le président de l'Assemblée nationale assure l'intérim du pouvoir en cas de vacance.
La médiation internationale tripartite au Burkina conduite par l'ONU, l'Union africaine et la Cédéao, l'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest, a, elle évoqué la menace de « sanctions »« Nous espérons qu'il y aura une transition conduite par un civil, conforme à l'ordre constitutionnel »« Sinon, les conséquences sont assez claires. Nous voulons éviter pour le Burkina Faso la mise en place de sanctions », a déclaré l'émissaire de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas lors d'une conférence de presse à Ouagadougou.


INCERTITUDE
Le Burkina Faso, petit pays sahélien enclavé de 17 millions d'habitants, est plongé dans l'incertitude sur son avenir politique depuis la chute du président Blaise Compaoré, chassé par la rue après vingt-sept ans au pouvoir et réfugié en Côte d'Ivoire.
Samedi, vingt-quatre heures après la chute et la fuite du président Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, après vingt-sept ans de pouvoir, les hauts gradés de l'armée ont mis fin à leurs dissensions. Ils ont désigné « à l'unanimité » M. Zida, 49 ans, à la tête du régime de transition. Se voulant rassurants pour éviter le spectre d'une junte autoritaire, les militaires ont affirmé que cette transition se ferait de manière démocratique, entretenant néanmoins le flou sur les modalités pratiques de sa mise en œuvre.

« ÉLECTIONS LIBRES »
L'opposition et la société civile du petit pays sahélien ont refusé catégoriquement ce qu'elles qualifient de « confiscation » du pouvoir, dans un communiqué commun.
« La victoire issue de l'insurrection populaire appartient au peuple, et par conséquent la gestion de la transition lui appartient légitimement et ne saurait être en aucun cas confisquée par l'armée »
L'Union africaine (UA) a exhorté dans la soirée de samedi « les acteurs politiques et la société civile du Burkina Faso à travailler ensemble (...) pour convenir d'une transition civile et inclusive devant déboucher sur la tenue, aussi rapidement que possible, d'élections libres ». Outre ceux de l'UA, des représentants de l'ONU et de la Cédéao, l'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest, continuaient demener à Ouagadougou une mission de bons offices.
RÉOUVERTURE DES FRONTIÈRES AÉRIENNES
Par ailleurs, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a annoncé dans un communiqué la réouverture des frontières aériennes du pays, fermées la veille. Les terrestres restent fermées, ont précisé les nouvelles autorités au Camp Guillaume, où est basé le nouvel homme fort du Burkina.
Le couvre-feu est maintenu, mais son entrée en vigueur a été repoussée de 19 heures à 22 heures, pour une fin à 6 heures du matin.

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

vendredi 31 octobre 2014

Burkina Faso : Blaise Compaoré annonce officiellement sa démission



Blaise Compaoré a annoncé, ce vendredi, dans un communiqué, sa démission en tant que Président du Burkina Faso.


Blaise Compaoré vient officiellement, ce vendredi, de démissionner de ses fonctions de Président du Burkina Faso, dans un communiqué signé de son nom. Il y annonce également une période de transition de 90 jours dans le pays et bénit le Burkina Faso à la fin de son message. Il aurait signé ce communiqué il y a plus d’une heure (13h, heure locale).
Le désormais ex-Président du Burkina Faso se dirigerait actuellement vers la ville de Pô, proche de la frontière ghanéenne. Selon le plusieurs observateurs burkinabè, c’est donc au Ghana que pourrait bien trouver refuge l’ancien dirigeant du Burkina Faso. Ainsi, après 27 ans de pouvoir, suite au coup d’Etat contre Thomas Sankara, Blaise Compaoré quitte le fauteuil présidentiel.
Sur la place de la Nation, où des milliers de Burkinabè sont rassemblées, l’ambiance est très festive. La foule a explosé de joie...
Informations à suivre...

jeudi 30 octobre 2014