mardi 19 décembre 2017

En hommage au courage des femmes Burkinabè




Seul le poisson mort se laisse porter par le courant par Eve Lavigne

Vous voulez en apprendre plus sur le Burkina Faso ou l'auteure du blog?
Vous pouvez vous procurer son roman " Seul le poisson mort se laisse porter par le courant " sur www.evelavigne.com
www.smashwords.com
Amazon, iTunes, Kobo et tous les autres grands distributeurs.

Bonne lecture!

samedi 25 novembre 2017

Une première critique littéraire

C'est avec émotion que j'ai lu ce matin la première critique littéraire publiée a propos de Seul le poisson mort se laisse porter par le courant, premier roman que j'ai publié le 4 octobre dernier. 
Vous pouvez trouver cette critique sur le Blog d'Aline, les livres d'Aline et sur babélio.

Je me permets aussi de la copier ici:

" Commentaire

Ce roman d'Eve Lavigne est une vraie pépite
Tout en contraste, le récit est à la fois beau et mélancolique, optimiste malgré la douleur et les difficultés. L'écriture de l'auteure est magnifique et émouvante, tout en restant d'une simplicité étonnante : Eve Lavigne trouve les bons mots, ceux qui frappent l'imagination et qui nous font ressentir les émotions qu'ils véhiculent.

L'histoire nous raconte le parcours de plusieurs personnes abîmées par la vie. Mais malgré leurs difficultés, ces personnages qu'Eve Lavigne a côtoyées font preuve d'une magnifique envie de vivre. Les difficultés, la maladie, le rejet de la société n'est rien pour ces personnes que notre société a tendance à qualifier de "marginaux" : tout ce qui compte, pour eux, c'est de pouvoir vivre comme il l'ont choisi. Et, au passage, ils nous donnent une belle leçon de vie ! Leur force et leur rage (dans le bon sens du terme) sont fascinantes.

C'est parmi cette galerie de personnages en difficulté qu'Eve Lavigne a trouvé un sens à son existence. La jeune femme se sent bien parmi eux et aime écouter leur histoire et leur poser des questions (parfois indiscrètes). De belles amitiés se développent sous nos yeux.

Mais Eve Lavigne n'est pas qu'infirmière, loin de là. Son roman nous parle aussi d'art et de littérature. De l'amour de sa mère pour les oeuvres d'art et pour la lecture, qu'elle a transmis à sa fille :

" Et la littérature. Le plus grand cadeau que ma mère m’ait offert. Jour après jour. Vian, encore. Steinbeck. La vie devant soi, de Romain Gary. Et la liberté qui vient avec. "

Nous, les lecteurs, serons tous d'accord : l'amour de la lecture n'est-il pas le plus beau cadeau que l'on puisse faire à un enfant ?

Seul le poisson mort se laisse porter par le courant est un roman qui parle de nombreux sujets : la vie, l'amitié, la pauvreté, la mort. Et tous sont abordés avec beaucoup de dignité par une auteure qui se livre sans tabou et nous parle de ses propres difficultés, de façon particulièrement émouvante :

" J’ai vécu un deuil. Anormalement long. Notre famille s’est brisée. Le père de mes enfants et moi avions notre lot de difficultés, et ma dépression, mon choc post-traumatique ont fini par achever ce qui restait de stable.

J’ai beaucoup erré, et je commence tout juste à me retrouver. À retrouver ce que Sali voulait tant me laisser : l’amour pour Ève. Le respect pour cette femme capable de grandes choses, mais qui ne sait se voir. Cette adulte ouvrant très grand les bras, dans laquelle se trouve une enfant inapte à tendre la main vers soi.

J’ai cherché l’amour chez les hommes, chez les autres, dans le bonheur créé autour de moi. Il me faut maintenant fouiller et atteindre ce lieu qui ne m’appartient qu’à moi, ce lieu divin. Et ce n’est pas facile. "

Salimata avait raison : Eve Lavigne est vraiment capable de grandes choses. En particulier avec une plume dans la main.
Le site Internet d'Eve Lavigne se trouve ici. N'hésitez pas à le visiter pour en apprendre plus sur l'auteure.

Et pour découvrir ce très beau roman, c'est ici pour la version numérique et là pour la version papier. Bonne lecture ! "
Posté par Aline1102 à  


Seul le poisson mort se laisse porter par le courant par Eve Lavigne

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Bonne lecture!

dimanche 5 novembre 2017

Mokoomba

Aujourd'hui, c'est un de ces jours où j'ai l'impression de me réveiller avec un 6e sens et de me dire
"mais comment j'ai pu vivre jusqu'ici en me passant de ça?"

Une personne merveilleuse m'a apporté un vrai bonheur cette semaine, elle a offert à mon âme tourmentée une douceur, une compassion, un amour rythmé, une vraie consolation.  Au moment où j'étais découragée, un peu triste, cette personne m'a écoutée, offert un verre de vin, une cigarette, et... Mokoomba.

Laissez-moi vous les offrir à mon tour, il y a trop d'amour pour moi seule là-dedans.  Je ne sais pas pour vous, mais quand je les écoute, je ressens cet élan qui donne envie de pleurer et de danser à la fois.

Les voici, Mokoomba, du Zimbabwe:






A la 35e minute de ce spectacle, une chanson pour sa maman, décédée.  Une chanson pour les orphelins aussi.  D'une beauté qui retourne...



Seul le poisson mort se laisse porter par le courant par Eve Lavigne
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Bonne lecture!

samedi 21 octobre 2017

Écosia, et la forêt de Lilengo, au Burkina Faso

Vous me connaissez, ou peut-être pas, dans ce cas je vous le dis: je suis assez critique du développement international.  Surtout quand il est entouré de pubs, de grandes claques dans le dos, ça me chatouille le gros nerfs du scepticisme.

Par optimisme, je fais mes recherches internet avec Écosia, cette plate-forme qui remplace Google et qui plante des arbres avec les profits engendrés.  Mais j'y croyais à moitié.  Selon le compteur de ma page, je serais rendue à plus de 250 arbres plantés, à moi seule, par le bénéfice de mes recherches.  Bon, c'est mignon. Mais...

J'ai pris le temps de lire les états de comptes (qui sont incroyablement limpides), et surtout, de regarder ce qui se fait avec cet argent.  Ca tombe bien, un des projets est au Burkina.  Je vais sentir l'arnaque à des milles à la ronde!

Et bien je suis vraiment surprise.  C'est près de Gorom-Gorom, la partie la plus chaude d'un des pays les plus chauds au monde.  Et je regarde comment ils font, comment ils respectent la hierarchie, la différence entre les nomades, les agriculteurs, les hommes, les femmes, les enfants, les...  Ça marche!  Ces gars-là savent ce qu'ils font, ils le font avec une approche qui est adéquate, et... on y croit!  Regardez par vous-même: c'est beau à voir!



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vendredi 20 octobre 2017

I ko ka digné Patrick Kabré

Je vais vous l'avouer: je ne le connaissais pas...
Par facebook, des amis d'amis, je tombe sur un truc qu'il fait.

D'abord, j'aime l'énergie.  Une énergie dans laquelle je reconnais à la fois la sagesse forte de l'Afrique Sub et Saharienne et cette jeunesse tout feu tout flamme, innovatrice, personnelle et excentrique de l'artiste.



Et puis il se met à chanter.  Et tout d'un coup, je comprends:  Kabré est Mossi.  Il chante en Mooré et en Dioula.  En Europe comme à Ouagadougou.  Patrick Kabré vient directement de ce lieu que j'aime tant.  Et je vais vous dire, des chanteurs Burkinabè qui font carrière à l'étranger, il n'y en a pas autant que des Maliens, des Ivoiriens, des Sénégalais.


Et il le fait en étant totalement lui-même!  Qu'il soit en boubou ou en hoodie, avec une guitare électrique ou des percussions traditionnelles, qu'il chante Mooré ou Dioula, en France ou au Burkina Faso, cet artiste met ses trippes sur scène, et nous emporte avec lui, loin des clichés, loin de la "world" music, mais dans son univers à lui. Un univers qui est construit sur des millénaires de traditions, de richesses, dans lequel il s'amuse à puiser pour construire mais pour déconstruire aussi.




Un artiste unique, qui a énormément à partager, et que je découvre en même temps que vous, avec beaucoup de plaisir.

Barka Patrick!

Son site internet, super bien fait, plein de matériel:
www.patrickkabre.com



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L'hibiscus pourpre - Chimamanda Ngozi Adichie


Une idée de lecture pour la fin de semaine.  Un livre brillant, complexe, complet.  J'ai adoré.


L'hibiscus pourpre par AdichieKambili a quinze ans. Son monde est limité aux murs de la résidence luxueuse d'Enugu, au Nigeria, où elle vit avec ses parents et son frère Jaja. Son père, Eugène, est un riche notable qui régit son foyer selon des principes d'une rigueur implacable.

Sa générosité et son courage politique (il possède le seul journal indépendant du pays) en font un véritable héros de sa communauté. Mais Eugène est aussi un fondamentaliste catholique, qui conçoit l'éducation de ses enfants comme une chasse au péché où les plus terribles punitions trouvent leur justification dans la foi.

Quand un coup d'Etat vient secouer le Nigeria, Eugène, très impliqué dans la crise politique, est obligé d'envoyer Kambili et Jaja chez leur tante. Les deux adolescents y découvrent un foyer bruyant, plein de rires et de musique. Ils prennent goût à une vie simple, qu'ils croyaient dangereuse et païenne, et ouvrent les yeux sur la nature tyrannique de leur père.

Lorsque Kambili et son frère reviennent sous le toit paternel, le conflit est inévitable et la maison se transforme en champ de bataille où les enfants vont se révolter pour gagner leur liberté. L'Hibiscus pourpre est un roman bouleversant sur la fin de l'innocence, la violence domestique, l'intolérance religieuse et l'émancipation.



Chimamanda Ngozi Adichie Nationalité : Nigeria
Né(e) à : Abba , le 15/09/1977
Biographie :

Chimamanda Ngozi Adichie est une écrivaine nigériane.

Elle est originaire d'Abba, dans l'État d'Anambra, mais a grandi dans la ville universitaire de Nsukka, où elle a fait sa scolarité. À l’âge de 19 ans, elle quitte le Nigeria pour les États-Unis.

Après avoir étudié à la Drexel University de Philadelphie en Pennsylvanie, Chimamanda Ngozi Adichie opte pour l’Eastern Connecticut State University afin de vivre plus près de sa sœur, qui exerçait la médecine à Coventry (actuellement à Mansfield, CT). Elle poursuit là ses études en communication et en sciences politiques. Elle obtient un M.A. (maîtrise ès arts) d’Études africaines à l’université Yale en 2008. La même année, elle intervient comme "écrivain visiteur" à l’Université wesleyenne de Middletown dans le Connecticut où elle participe à la collection Wesleyan's Distinguished Writers Series.

Ses nouvelles ont été publiées dans de nombreuses revues littéraires, notamment dans Granta. Son premier roman, L'hibiscus pourpre, a été sélectionné pour l'Orange Prize et pour le Booker Prize. L'autre moitié du soleil a reçu l'Orange Prize. Elle publie Americanah, en 2014, le parcours d'une jeune Nigériane partie étudier aux États-Unis, et qui sera confrontée au racisme et à la discrimination. Elle a reçu de nombreux prix pour ses œuvres.

Chimamanda Ngozi Adichie vit au Nigeria.



Seul le poisson mort se laisse porter par le courant par Eve Lavigne
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samedi 14 octobre 2017

Maliciouz: De l'Africanité plein les murs de la ville.


 
Maya Dorvilier, alias Maliciouz, est une artiste contemporaine qui me parle énormément.  Femme, Noire, Forte, Fière, elle tapisse les murs de la ville de ses visions,visions dans lesquelles je me retrouve grandement.



Si vous n'avez pas entendu parler d'elle encore, il est presque certain que vous avez au moins croisé une de ses oeuvres en parcourant les rues de Montréal.  Oeuvres parfois éphèmères, qu'il faut savoir saisir et savourer.


Vous pouvez entendre ici une entrevue avec cette artiste hors du commun:



Son site internet est très riche, il vaut vraiment le détour:
www.maliciouz.com














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Bonne lecture!


mercredi 11 octobre 2017

K-Iri, ou le chant de l'âme...

Elles sont bonnes, elles sont belles, elles sont surtout dans une harmonie totale.
L'une Éthiopienne, l'autre Burkinabè, les deux vivant le coeur de Montréal, leurs chants, leurs cordes, leurs sourires, tout se complète.





 Résultats de recherche d'images pour « " K-Iri " »

Je ne vous en dit pas plus, leur musique parle d'elle-même:




Vous pouvez les écouter ici:
https://soundcloud.com/k-iri
ou sur deezer: https://www.deezer.com/fr/artist/10460745?autoplay=true

samedi 7 octobre 2017

Notre Sénégal montréalais - Ilam, Seydina, Noubi trio et Karim Dabo


Pas facile de parler de l'Afrique quand ça fait 4 ans qu'on n'y a pas mis les pieds.  Mais c'est quoi l'Afrique au juste?  Un lieu physique?  Dans ce cas, je ne peux effectivement rien vous raconter.  J'ai quitté le Burkina alors que Blaise était encore au pouvoir, c'est vous dire.  Pourtant, j'ai l'impression de tremper dans la culture de l'ouest de ce continent un peu plus chaque jour.

Peut-être parce que ma grande amie Aïssa est venue nous rejoindre au Canada?  Parce que je mange du Thiep, du yassa, du mafé et du tô plus souvent que lorsque j'y habitais?  Que je n'ai jamais autant parlé en " O " et en " Dèh "?  Que mon accent est bi-polaire selon que mon interlocuteur soit Québécois d'origine ou d'ailleurs?  Ainsi que ma vision de la vie quotidienne?  Que je cotoie chaque semaine des artistes venus s'installer ici, qui me gardent le coeur en plein dedans?

Alors voilà, je ne peux pas vous donner ce que je n'ai pas.  Il n'y aura pas d'anecdotes personnelles, de photos, de grandes envolées sentimentales.  Mais... Connaissez-vous votre Afrique montréalaise?
Allez, je vous montre le chemin, on commence par le Sénégal.

Ilam

Il est jeune, talentueux, beau comme un coeur, et sympathique comme tout.  Nommé découverte Radio-Canada l'an dernier, il est partout, il s'agit d'ouvrir les oreilles.  Ilam, personnellement, je ne peux pas rester tranquille quand il joue.  Il est de la bonne humeur pure!

Ilam

Ilam

Quelques extraits vidéos pour vous mettre en appétit:





Vous pouvez vous procurer son album " Hope " absolument partout au Québec, et pour les autres, il y a iTunes, Deezer, Spotify, etc.

Pour ses concerts, il suffit d'aller sur sa page web: www.ilam.ca

Noubi Trio

Noubi se produisait en France.  À notre plus grand plaisir, le voilà qui habite Montréal.  Gagnant du Syli de bronze 2017, il fait ensuite la première partie d'Amadou et Mariam à leur venue à Montréal.  Cet artiste me touche particulièrement par sa grande gentillesse, son sourire généreux, et la vérité de ses propos face à l'exode des pays africains.  Il participera cette année à la vitrine des musiques métissées.  Et on y sera!

 Noubi trio


Pour le suivre: www.noubitrio.com


Karim Dabo

Karim, je ne le connais pas personnellement.  Je n'ai pas encore eu la chance de le voir en spectacle d'ailleurs.  Pas qu'il se produise moins, juste un coup de malchance avec mes dates de voyage au nord.  Mais c'est un artiste qu'il me tarde d'entendre live.  Une telle douceur se dégage de ses chansons, de ses clips, de sa personne même...  

Karim Dabo

Ce vidéoclip me touche particulièrement:




Et un petit extra, avec son frère jumeau, parce qu'ils sont sacrément bons!


Seydina

Seydina est, quand à moi, le plus grand griot du Québec, le chanteur à la voix la plus pure, exacte, droit au but, droit au coeur.  Sa voix relève du chant traditionnel islamique et quandil chante, on se tait, on écoute, et dans mon cas, on sort les mouchoirs.  Il n'a pas d'album ici au Québec, mais on peut le retrouver auprès d'une multitude d'artistes sur la scène comme en enregistrement.  Il a fait plusieurs scènes cet été, dont celle du festival Nuis d'Afrique en Solo.  Je rêve du jour où je pourrai dédier une page à son nouvel album.

Seydina Ndiaye






Avec Afrotronix:
il commence à chanter à exactement 1:28, et ça vaut la peine d'attendre.  On mesure avec cette chanson l'étendue de sa puissance.



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Bonne lecture!

Un nouveau roman pour Eve Lavigne: Seul le poisson mort se laisse porter par le courant



J'ai délaissé le blog pendant 2 longues années.  J'y reviens ajourd'hui en découvrant avec surprise non pas qu'il est toujours actif, mais qu'il est plus consulté que jamais.  Plus de 42 000 visites en 7 ans!  Pas mal pour un petit projet, commencé sans attente, par une infimière au Burkina Faso.

J'ai arrêté le blog pour me concentrer exclusivement à mon premier roman" Seul le poisson mort se laisse porter par le courant" qui vient d'être publié en format numérique le 4 octobre 2017.

C'est un roman hommage.  À Salimata, au Burkina, à mes patients, aux combattants qui luttent quotidiennement contre le VIH.  Un projet qui devait naître, un besoin impératif, un cri de guerre, des voix que je voulais porter.

Il est disponible en version papier ici et vous pouvez le télécharger sur https://www.amazon.ca, itunes, https://www.smashwords.com, https://www.barnesandnoble.com et plusieurs autres grandes plate-formes.  Vous pouvez aussi visiter le site www.evelavigne.com pour me suivre, faire des commentaires, demander une dédicace, etc.

Il n'est pas facile d'auto-publier un livre sur un sujet comme le VIH au Burkina Faso.  Si vous avez envie de m'aider à faire entendre des voix trop souvent tues, n'hésitez pas à partager le blog, le site web du livre, ou simplement cet article.

Au plaisir,
Eve

Pour le plaisir des yeux, je vous mets quelques extraits ici:

seul le poisson mort se laisse porter par le courantSeul le poisson mort se laisse porter par le courant

Préface

" Je ne veux pas parler du VIH. Il y a des livres de médecine pour ça. Pas que je ne sache le faire. Ça a été mon boulot. Mais je ne suis plus là pour parler pathologie. Je veux parler d’amour. De voyage. De vie. De lieux et de gens qui ont été d’une importance capitale pour moi, qui m’ont fait naître. Plusieurs de mes amis ont vécu une partie de leur vie avec cette maladie, et certains en sont morts. Mais si je vous parle de ceux-ci, parmi les milliers de personnes séropositives ou non que j’ai croisées au cours de mon existence, c’est parce qu’ils étaient porteurs de vie. "
L'homme

" Il quêtait. Le dos droit. La tête haute. « Excusez-moi Madame, vous n’auriez pas un petit 100 dollars ? Je vous jure que c’est pour boire. » C’était faux. Il ne buvait même pas. Comme sa voix, comme ses propos, il était dans le lourd, le profond. L’héroïne. Je le savais, mais n’en disais rien. Je l’aimais déjà. "

L'adolescente

" Depuis le plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être plus vieille que je ne l’étais. À cinq ans, je voulais en avoir 10, à 10 ans, je me voulais majeure. Je croyais que le jour de mes 18 ans, je serais libérée du poids de mon enfance. Que je comprendrais enfin la vie. Que la douleur dévoilerait finalement son sens. Le jour de mon anniversaire, je n’étais encore qu’une enfant qui avait vécu trop de choses lourdes. "

L'amitié

" – Toi, t’es charitable, même quand je viens à bout de ton paquet de clopes et que je sape toute ton énergie... Ça doit être épuisant la charité des fois, non ?
– Matthieu, t’as pas compris. Ça n’existe pas la charité...
– Pff !
– Regarde-moi bien l’ami. La charité, c’est le pire fardeau que l’on peut faire porter à quelqu’un : elle vous enlève tout droit à la révolte. Ça n’existe pas, la putain de charité ! "

L'Afrique

" Il faisait noir. Je ne voyais rien excepté le goudron, l’avion et ce tout petit aéroport dont les lumières brillaient faiblement à une centaine de mètres. Je sentais l’Afrique qui émanait tout autour. Dans cette chaleur, cette moiteur, un parfum m’assaillait, m’émouvait. Je n’avais rien vu que cet effluve me parlait déjà. De poussière, de sel et de sueur. De poisson grillé, de diésel, de viande rôtie, d’une légère putréfaction, de renfermé. Un mélange de lait maternel, de lochies et l’odeur âcre et piquante de la terre brulée par un soleil sans merci. Ce pays qui se frayait un passage par mes narines, c’était la vie, la mort, et tout ce qui s’en dégage entre les deux. "

Le VIH

" Je suis, je porte en moi tellement de ces moments. Tellement de ces personnes. Ces enfants que j’ai mis au monde, de mères séropositives, et qui s’en sont sortis indemnes. Ces mères qui m’ont remis entre les mains le sort de leurs enfants, atteints. Je suis la mort de Salimata, Moussa, Rachidatou. Je suis le moment du diagnostic de tellement d’entre eux. Je suis aussi ces djandjobas, grandes danses de célébration. Ces silences complices. Ces fous rires. Ces thés à la menthe dans la chaleur du soleil couchant. Je suis ces mariages entre ceux qui se sont choisis, malgré la maladie, avec amour et foi en l’avenir. Ces miracles où la vie a repris ses droits. J’ai été avec eux. Pour eux, par eux souvent aussi. Ils m’ont donné les moments les plus forts de mon existence, et les plus touchants de la leur. "

Soutien

" C’était une chimie qui se passait de moi, mais je restais, fascinée, à les regarder rire, pleurer, discuter, manger, et sourire. Elles se racontaient tout. Avec retenue. Dignité. Beaucoup de silences et un langage qui leur était propre. Le groupe, lorsqu’émotif, prenait la parole dans sa langue d’origine. J’écoutais leurs mains, leurs soupirs, leur dignité. Elles s’étonnaient que je comprenne si bien le swahili. Je n’en parlais pas un traître mot. Mais je les comprenais, elles. "

Salimata

" Où situer le début ? À cette amitié ferme qui s’ancrait chaque soir passé seules, les enfants endormis, à coup de grands thés à la menthe sur le balcon ? À nos discussions sans barrières, de femme à femme, à ce goût que je prenais pour la solidarité féminine jusque-là méconnue ? "