jeudi 17 octobre 2013

Blague du jour, 1

Le petit Thomas demande à sa maîtresse s'il peut lui parler après le cours. Elle accepte. 
La maîtresse : Alors, que veux-tu me dire, Thomas ? 
Thomas : Je pense être trop intelligent pour rester dans cette classe, je m’embête. Je voudrais passer directement au Lycée. 
Sur ce, le directeur informé, demande à Thomas s'...il veut bien passer des tests. Thomas accepte sans hésiter et le directeur commence le test. 

Le Directeur : Voyons voir Thomas, 3 x 4
Thomas : Douze !
Le Directeur : Et 6 x 6
Thomas : Trente-six, Monsieur le Directeur.
Le Directeur Capitale du Japon ?
Thomas : Tokyo

Le test continu pendant une demi-heure, Thomas ne fait aucune erreur !
A la fin du test, le directeur est satisfait mais, la prof demande si elle peut à son tour lui poser des questions. Tous deux acceptent, et la prof commence.


La Maîtresse : Bon Thomas ! La vache, elle en a 4 et moi j'en ai 2, qu'est-ce que c'est ?
Thomas : Les jambes, Madame.
La Maîtresse : Correct. Qu'est-ce qu'on trouve dans tes pantalons et pas dans les miens ?
Le Directeur s'étonne de la question...
Thomas : Des poches, Madame.
La Maîtresse : Bien, Thomas. Qu'est-ce que les hommes et les femmes ont en plein milieu et qui est en double ?
Le directeur se prépare à intervenir lorsque Thomas répond.
Thomas : Les deux « M », Madame.
La Maîtresse : Où est-ce que les femmes ont les poils les plus frisés ?
Thomas : En Afrique Madame, répond le gamin sans hésiter.
La Maîtresse : Qu'est-ce qui est mou mais qui, aux mains d'une femme, devient dur ?
Le Directeur ouvre grand les yeux mais Thomas répond :
Thomas : Le vernis à ongles, Madame.
La Maîtresse : Qu'est-ce que les hommes et nous les femmes, nous avons au milieu des jambes ?
Thomas : Les genoux !
La Maîtresse : Bien. Et qu'est-ce qu'une femme mariée a de plus large qu'une femme célibataire ?
Le Directeur n'en croit pas ses oreilles !
Thomas : Le lit, Madame.
La Maîtresse : Quelle est la partie de mon corps qui est souvent la plus humide ?
Thomas : Votre langue, Madame.
La Maîtresse : Quel mot commençant par la lettre « c » désigne quelque chose qui peut être humide ou sec et que les hommes aiment regarder ?
Thomas : Le ciel ! Affirme Thomas.

Le Directeur soufflant, transpirant comme un sauvage , décide d'arrêter le test et s'exclame : ce n'est pas au Lycée que je vais t'envoyer mais directement à l'université ! Même moi, je l'aurais complètement raté ce test...hahahahah


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Bonne lecture!

mercredi 9 octobre 2013

Les enquinineurs, partie 1


Ma fille pendant une crise de paludisme, que j'ai préféré soigner à la maison plutôt
que de faire confiance au système de santé burkinabè.
Le voici mon texte qui fait mal.  Pour moi, pour mes amis qui travaillent dans le domaine, pour ceux qui voudraient que l'humain soit meilleur.  Car je vous parle de l'humain aujourd'hui.  De l'humainerie.  Du marché de la santé au Burkina Faso.

On m'a posé la question par courriel aujourd'hui: "J'aurais aimé que vous m'expliquiez en quoi consistent par exemple les infrastructures de soin à Bobo. J'ai eu plusieurs fois l'exemple d'amis qui sont allés au dispensaire.... et en sont revenus avec des "cachets" qu'ils ont payé très cher sans analyses véritables de leur pathologie. Ce n'est qu'après être allés à l'hôpital qu'ils ont eu des soins adaptés, et cela leur a coûté encore très cher."

Je vais tenter de répondre du mieux que je le peux, sans tomber dans les clichés, mais sans essayer de trop plaire non plus, toute "Burkinabè" que je sois devenue.

Il est vrai que le Burkina Faso est le 3e pays le plus pauvre au monde.  Que les infrastructures sont sous-financées et mal organisées.  Que les soins de santé sont payants et que les patients n'ont pas les moyens de payer pour les laboratoires requis pour les diagnostiquer, pour les médicaments pour les soigner, pour du personnel d'appoint, de l'équipement de pointe, bref pour ce qui est une norme chez nous.  Nous ne savons pas à quel point cette norme vaut une fortune.  Le prix du sang.

Il est vrai aussi que les infirmiers et médecins ne sont parfois pas payés pendant des mois, alors qu'ils travaillent beaucoup, faisant toujours un salaire de misère, peu importe le nombre hallucinant de patients qu'ils voient par jour.  Et ces patients, pauvres, n'ayant pas voulu consulter avant par peur de devoir trop débourser, dans l'espoir que Dieu les aiderait, ces patients ayant attendu toujours trop longtemps représentent une lourdeur de tâche qu'il est difficile d'imaginer.
(Je travaillais en VIH au Canada.  Pour 216 patients, nous avions une équipe de 4 infectiologues, 3 pharmaciennes, 1 nutritionniste, une travailleuse sociale, un infirmier en recherche plus moi.  Pour 2000 patients adultes et 1000 enfants séropositifs au Burkina, nous avions un médecin et 3 infirmières.  Point)

Il est vrai que le patient Burkinabè est un vrai défi.  Il est illettré, croit au Wack (mauvais sort), ne suit pas bien ses traitements, ne pose pas de questions et prend ses cachets tout le contraire de ce qu'on lui a dit, parce qu'on a que le 100e du temps normal d'une consultation à lui accorder, et qu'il en aurait besoin du triple.  Le patient Burkinabè n'a pas le diabète.  Il a une voisine jalouse qui l'a empoisonné.  Il prendra son médicament le temps que les symptômes passent, mais référera aussi au marabout, et arrêtera toujours un traitement qui se veut à vie, car sans symptômes, il n'y croit pas.  Il ne mettera pas de condom même s'il a le VIH car il ne pense pas à demain, et il ne veut pas non plus se faire découvrir.  Deux choses occupent notre patient, et plus largement, si j'ose le dire, le peuple Burkinabè: comment se payer à manger ce soir, et comment être mieux que ses voisins, ou en tout cas au même niveau.  Cette partie m'appartient, et je suis tout à fait d'accord si vous ne l'êtes pas avec moi, ça voudra juste dire que vous avez gardé une foi que je n'ai plus.  Mais mon point est que le soignant ne doit jamais sous-estimé l'orgueil, la méchanceté mais en même temps la vulnérabilité et la crédulité de son patient.  Le patient Burkinabè viendrait à bout de n'importe quel soignant par les gaffes qu'il commet, envers soi et envers les autres.  Chez nous, nous appelons ça de la négligence criminelle.  Au Burkina, de la méconnaissance.  Un système bien organisé arrive à aider une personne qui n'a pas toutes les ressources personnelles pour faire face à la maladie.  Mais quand tous les voisins sont aussi méconnaissants?  Et les amis?  Et la famille?  ET chacun qui donne son conseil.  Ajoutez un peu de hierarchie la-dedans, vous vous ramassez avec de la pate dentifrice sur les brulures, de l'acide à voiture dans les caries, du gingembre dans les rectums des fievreux, du piment sur les organes génitaux des petites filles qui se grattent parce qu'elles ont une vaginite.

Mais toutes ces raisons précédentes ne peuvent expliquer la méchanceté crasse des agents de santé au Burkina.  Je ne m'excuse même pas de le dire, mes amies dans le milieu qui ont le coeur à la bonne place souffrent tout autant que moi de voir comment on peut être traité en tant que malade dans ce pays.  Un patient est un enquiquineur.  Un mendiant.  Il n'a droit à aucune considération, et particulièrement pas à de l'empathie.  Surtout pas à l'empathie.
Je n'ai jamais compris comment un pays aussi beau de par ses habitants comme le Burkina pouvait avoir créé ce monstre de santé, cette structure où l'on vous envoie à la mort sans vous regarder dans les yeux, où l'on peut enjamber un mourant en poussant un soupir parce qu'il est dans le chemin, comment on pouvait devenir aussi désensibilisé au point de ne plus penser à aider soit, mais plus encore, au point de prendre plaisir à humilier publiquement et à répétition des gens dans un état tellement précaire.  Parce qu'il est là le plaisir du soignant.  Il est devenu roi et maitre dans un domaine de lepreux qui lui lèvent le coeur et il vomit sa mesquinerie à longueur de journée.  Son mépris est sans fin.  Son absence d'humanisme ressemble aux portes de l'enfer.


Pour répondre à la question finalement (je me suis un peu laissée emportée!) les soins de santé au Burkina ne sont pas chers en soi.  Si vous vous contentez du dispensaire du coin, qui n'a pas les moyens de faire des analyses mais qui vous trouvera néanmoins un palu, une typhoide, une dysenterie, et vous prescrira les médicaments génériques appropriés, on s'en sort à moins de 10 dollars. (Oui, je sais, le salaire moyen du Burkinabè est de 350$ US par année, cher est un mot relatif ici)  Mais si comme beaucoup de Burkinabè vous croyez que plus la liste de produits prescrits est longue et onéreuse mieux vous serez guérit (principe du Wack et du marabout, ou même celui des pénitences religieuses) et que vous voulez être traité avec un peu moins de mépris, soyez prêt à payer.  Et sincèrement, de mon expérience, les hopitaux publics, malgré leur coût dispendieux, sont le pire repère en fait de soignants aigris et en powertrip.

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mercredi 28 août 2013

Notre quartier: Yéguéré










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lundi 26 août 2013

Mory Ouattara, artiste peintre.

J'ai rencontré Mory en 2010, dans sa galerie d'art en face de la poste de Bobo.  Je suis tout de suite tombé en amour avec ses créations pleines de vie, d'histoire, d'espoir.  Aujourd'hui, cet artiste de 31 ans vient d'être accepté dans une école d'art de Lyon et je vous jure que l'avenir a tout à lui offrir.

Pour le plaisir des yeux, régalez-vous:














Vous pouvez joindre Mory Ouattara par téléphone par courriel à mory.226@hotmail.fr

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L'arrivée à Ouagadougou en images

Nous voici de retour au Canada, après 24 heures d'avion et d'escales plus 10 heures de conduite pour revenir à notre domicile.  Fatigués?  Tellement, mais bien heureux d'être de retour dans notre petit chez nous après ce long périple.

Je vous mets en ligne les photos que je n'ai pu partager avec vous durant le voyage du à la très lente connection internet au Burkina.  J'en ai tellement, je vais y aller par thème ;)

Moussa, épuisé par le Ramadan.

Le nouveau phénomène au Burkina depuis 2 ans: les taxis-motos

Boutique

Nouvelle compagnie de transport qui fait Ouaga-Bobo: Rahimo.  Ils ne roulent pas comme des fous et me semblent même assez prudents selon mes 2 expériences avec eux.




Retrouvaille avec Abrahim, the Awesome one.


En attendant le bus, je me suis amusée à photographier tout le monde, on s'est bien amusés, les photographiés les premiers.



Mariam, la fille d'Aïssa, trop heureuse de retrouver ses amies.

Arrivés enfin à Bobo!

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vendredi 16 août 2013

Les maquis de Bobo

En bonne toubabous en vacances, j'adore sortir le soir avec les copains et faire le show comme on dit ici.
Il y a toute une variété de maquis (extérieurs) et de boites (interieures) pour faire la fete, et je suis loin d'en avoir fait
 le tour. Comme je suis plutot routiniere, j ai tendance à retourner toujours aux mêmes endroits, évitant de préférence les
2 boites chics et trop chers de la ville, mais les préférées des filles d'ici, le MoonLight, tenu par un libanais,
climatisés et pratiquant les mêmes prix qu'en Europe, et le Macoumba, que je qualifierais de bars de danseuses si les
filles y étaient payées pour s'habiller ainsi. (on trouve toutes sortes de services payants aux 2 endroits et partout
ailleurs d'ailleurs).  Sans oublier Ibiza, avec un cover de 5000 cfa lui aussi (10 dollars)et le même genre d'ambiance.
Non, moi je suis plutôt du style simple et j'aime danser sous les étoiles dans des cours intérieures bien ambiancées, avec
un peu moins de miroirs aux murs et un peu plus de naturel.
Pour chaque mood de soirée nous avons notre endroit
Avec les enfants, nous irons au Bois d'ébène pour danser sur de la musique live afro-cubaine, de vieux hits repris par de
très bons musiciens d'ici.  C'est parfois un peu cheezy mais souvent super et mes filles défoncent le stage toute la soirée
 en buvant du dafani à la mangue entre les chansons.  Un peu dispendieux sur les boissons, 500 cfa l'entrée (1 dollar) 
Très fréquenté par les toubabous.
Les jeudis, vendredi et samedi soirs, le Samanké offre aussi des spectacles live avec des groupes qui jouent leurs propres
compo.  On y voit du plus mauvais au plus génial.  Très abordable, la cour remplie de rasta en font un endroit vraiment
relax et sympathique.  Début de la soirée a 21h et fermeture a minuit car ca se trouve dans un quartier résidentiel. 
Mon endroit préféré pour la musique live, surtout pour les groupes de reggae. entrée 500 cfa
Lorsque nous sortons entre "adultes", j'avais l'habitude d'aller au Tarkay dans le quartier de Coco (il en existe un autre sur
le boulevard que je n'ai jamais visité)  Entrée libre, peu dispendieux, les toilettes se trouvent à l'entrée, très sales et
 il faut traverser la puanteur pour accéder à la piste de danse.  La musique était bonne l'an dernier, mais s'est beaucoup
dégradée depuis, on ne joue plus que du coupé décalé Ivoirien, sans concessions.  De plus en plus vide, sauf les jours de
fêtes.
Je viens de découvrir le Tamani, à coté du Samanké et du Tarkay.  Ce maquis vient de changer de main et attire les foules.
La piste de danse est énorme comparée au Tarkay et on a de la place pour y bouger.  La cour est aussi plus grande, avec des
brochettes qui cuisent a l'arriere, ca fait différent pour les odeurs.  La musique est très variée et le DJ toujours près à
répondre aux demandes spéciales.  J'y ai apercu plusieurs jeunes blancs qui semblent des habitués maintenant.  J'adore.

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Le Ramadan

Le Burkina Faso est composé d'une multitude d'ethnies, langues et religions.  Animistes, Chrétiens et Musulmans cohabitent dans les mêmes quartiers, cours et il n'est pas rare de croiser de vieilles et nouvelles religions chez une même personne.  Prier à la mosquée n'empêche pas de faire des sacrifices aux poissons sacrés de Dafra, ni de fêter Noël chez ses frères Chrétiens.

A mon arrivée, nous étions en plein moi de carême du Ramadan, ce qui signifie que tous les Musulmans en âge et conditions physiques de le faire devaient se lever à 4heures du matin pour "mettre" le jeune, soit déjeuner et boire avant le lever du soleil.  S'ensuit une journée sans aliments, eau, cigarette, sexe et aussi moins de grande joie je dirais.  En temps de Careme, tout le monde a l'air un peu à plat, tristounet, c'est pas facile.  Pas le droit de s'exciter non plus, donc on évite les endroits propices aux belles natures, comme la piscine, les bar, etc.  On ne peut draguer, ni avoir de relation avec quelqu'un d'autre que sa femme, les hommes se tiennent tranquille.

Comme tous mes amis sont Musulmans ici, et que même la fille d'Aïssa mettait carême (10 ans), nous avons passés des premières semaines plutôt tranquilles.  Mais le 8 août, voila la nouvelle lune qui sort après un mois de privation, mettant fin au Carême et signifiant que la grande fête eut commencer.  On égorge les vaches, moutons, dans la famille d'Abou un cabris, et on prépare de grandes marmites de toutes sortes de plats qui sentent trop bon et qui seront servis à chaque invités de passage.  On se doit aussi d'aller saluer en famille, les voisins, les amis, et on apporte aussi à manger.  Pour ma part, j'ai préparé une soupe de bœuf aux lentilles au curry.  J'ai passé la journée à manger dans ma famille, puis suis aller manger chez des amis, et le tout étais tellement bon que le lendemain, Jérémie et moi, plus plein de copains souffrions... d'indigestion.  La salle de bain est devenu pour 2 jours une prison de laquelle je ne pouvais me détacher!

Tout est rentré dans l'ordre maintenant, et mes amis m'accompagnent enfin à la piscine, dans les maquis, dans les shows de musiques traditionnels, et on boit, on mange, on rit.  Le Ramadan est passé, vive la Tabaski qui suivra!

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