mercredi 28 août 2013

Notre quartier: Yéguéré










Vous voulez en apprendre plus sur le Burkina ou l'auteure du blog?  Vous pouvez vous procurer son roman " Seul le poisson mort se laisse porter par le courant " sur www.evelavigne.com, www.smashwords.com/books/view/749075, Amazon, iTunes, Kobo et tous les autres grands distributeurs.

Bonne lecture!

lundi 26 août 2013

Mory Ouattara, artiste peintre.

J'ai rencontré Mory en 2010, dans sa galerie d'art en face de la poste de Bobo.  Je suis tout de suite tombé en amour avec ses créations pleines de vie, d'histoire, d'espoir.  Aujourd'hui, cet artiste de 31 ans vient d'être accepté dans une école d'art de Lyon et je vous jure que l'avenir a tout à lui offrir.

Pour le plaisir des yeux, régalez-vous:














Vous pouvez joindre Mory Ouattara par téléphone par courriel à mory.226@hotmail.fr

Vous voulez en apprendre plus sur le Burkina ou l'auteure du blog?  Vous pouvez vous procurer son roman " Seul le poisson mort se laisse porter par le courant " sur www.evelavigne.com, www.smashwords.com/books/view/749075, Amazon, iTunes, Kobo et tous les autres grands distributeurs.

Bonne lecture!

L'arrivée à Ouagadougou en images

Nous voici de retour au Canada, après 24 heures d'avion et d'escales plus 10 heures de conduite pour revenir à notre domicile.  Fatigués?  Tellement, mais bien heureux d'être de retour dans notre petit chez nous après ce long périple.

Je vous mets en ligne les photos que je n'ai pu partager avec vous durant le voyage du à la très lente connection internet au Burkina.  J'en ai tellement, je vais y aller par thème ;)

Moussa, épuisé par le Ramadan.

Le nouveau phénomène au Burkina depuis 2 ans: les taxis-motos

Boutique

Nouvelle compagnie de transport qui fait Ouaga-Bobo: Rahimo.  Ils ne roulent pas comme des fous et me semblent même assez prudents selon mes 2 expériences avec eux.




Retrouvaille avec Abrahim, the Awesome one.


En attendant le bus, je me suis amusée à photographier tout le monde, on s'est bien amusés, les photographiés les premiers.



Mariam, la fille d'Aïssa, trop heureuse de retrouver ses amies.

Arrivés enfin à Bobo!

Vous voulez en apprendre plus sur le Burkina ou l'auteure du blog?  Vous pouvez vous procurer son roman " Seul le poisson mort se laisse porter par le courant " sur www.evelavigne.com, www.smashwords.com/books/view/749075, Amazon, iTunes, Kobo et tous les autres grands distributeurs.

Bonne lecture!

vendredi 16 août 2013

Les maquis de Bobo

En bonne toubabous en vacances, j'adore sortir le soir avec les copains et faire le show comme on dit ici.
Il y a toute une variété de maquis (extérieurs) et de boites (interieures) pour faire la fete, et je suis loin d'en avoir fait
 le tour. Comme je suis plutot routiniere, j ai tendance à retourner toujours aux mêmes endroits, évitant de préférence les
2 boites chics et trop chers de la ville, mais les préférées des filles d'ici, le MoonLight, tenu par un libanais,
climatisés et pratiquant les mêmes prix qu'en Europe, et le Macoumba, que je qualifierais de bars de danseuses si les
filles y étaient payées pour s'habiller ainsi. (on trouve toutes sortes de services payants aux 2 endroits et partout
ailleurs d'ailleurs).  Sans oublier Ibiza, avec un cover de 5000 cfa lui aussi (10 dollars)et le même genre d'ambiance.
Non, moi je suis plutôt du style simple et j'aime danser sous les étoiles dans des cours intérieures bien ambiancées, avec
un peu moins de miroirs aux murs et un peu plus de naturel.
Pour chaque mood de soirée nous avons notre endroit
Avec les enfants, nous irons au Bois d'ébène pour danser sur de la musique live afro-cubaine, de vieux hits repris par de
très bons musiciens d'ici.  C'est parfois un peu cheezy mais souvent super et mes filles défoncent le stage toute la soirée
 en buvant du dafani à la mangue entre les chansons.  Un peu dispendieux sur les boissons, 500 cfa l'entrée (1 dollar) 
Très fréquenté par les toubabous.
Les jeudis, vendredi et samedi soirs, le Samanké offre aussi des spectacles live avec des groupes qui jouent leurs propres
compo.  On y voit du plus mauvais au plus génial.  Très abordable, la cour remplie de rasta en font un endroit vraiment
relax et sympathique.  Début de la soirée a 21h et fermeture a minuit car ca se trouve dans un quartier résidentiel. 
Mon endroit préféré pour la musique live, surtout pour les groupes de reggae. entrée 500 cfa
Lorsque nous sortons entre "adultes", j'avais l'habitude d'aller au Tarkay dans le quartier de Coco (il en existe un autre sur
le boulevard que je n'ai jamais visité)  Entrée libre, peu dispendieux, les toilettes se trouvent à l'entrée, très sales et
 il faut traverser la puanteur pour accéder à la piste de danse.  La musique était bonne l'an dernier, mais s'est beaucoup
dégradée depuis, on ne joue plus que du coupé décalé Ivoirien, sans concessions.  De plus en plus vide, sauf les jours de
fêtes.
Je viens de découvrir le Tamani, à coté du Samanké et du Tarkay.  Ce maquis vient de changer de main et attire les foules.
La piste de danse est énorme comparée au Tarkay et on a de la place pour y bouger.  La cour est aussi plus grande, avec des
brochettes qui cuisent a l'arriere, ca fait différent pour les odeurs.  La musique est très variée et le DJ toujours près à
répondre aux demandes spéciales.  J'y ai apercu plusieurs jeunes blancs qui semblent des habitués maintenant.  J'adore.

Vous voulez en apprendre plus sur le Burkina ou l'auteure du blog?  Vous pouvez vous procurer son roman " Seul le poisson mort se laisse porter par le courant " sur www.evelavigne.com, www.smashwords.com/books/view/749075, Amazon, iTunes, Kobo et tous les autres grands distributeurs.

Bonne lecture!

Le Ramadan

Le Burkina Faso est composé d'une multitude d'ethnies, langues et religions.  Animistes, Chrétiens et Musulmans cohabitent dans les mêmes quartiers, cours et il n'est pas rare de croiser de vieilles et nouvelles religions chez une même personne.  Prier à la mosquée n'empêche pas de faire des sacrifices aux poissons sacrés de Dafra, ni de fêter Noël chez ses frères Chrétiens.

A mon arrivée, nous étions en plein moi de carême du Ramadan, ce qui signifie que tous les Musulmans en âge et conditions physiques de le faire devaient se lever à 4heures du matin pour "mettre" le jeune, soit déjeuner et boire avant le lever du soleil.  S'ensuit une journée sans aliments, eau, cigarette, sexe et aussi moins de grande joie je dirais.  En temps de Careme, tout le monde a l'air un peu à plat, tristounet, c'est pas facile.  Pas le droit de s'exciter non plus, donc on évite les endroits propices aux belles natures, comme la piscine, les bar, etc.  On ne peut draguer, ni avoir de relation avec quelqu'un d'autre que sa femme, les hommes se tiennent tranquille.

Comme tous mes amis sont Musulmans ici, et que même la fille d'Aïssa mettait carême (10 ans), nous avons passés des premières semaines plutôt tranquilles.  Mais le 8 août, voila la nouvelle lune qui sort après un mois de privation, mettant fin au Carême et signifiant que la grande fête eut commencer.  On égorge les vaches, moutons, dans la famille d'Abou un cabris, et on prépare de grandes marmites de toutes sortes de plats qui sentent trop bon et qui seront servis à chaque invités de passage.  On se doit aussi d'aller saluer en famille, les voisins, les amis, et on apporte aussi à manger.  Pour ma part, j'ai préparé une soupe de bœuf aux lentilles au curry.  J'ai passé la journée à manger dans ma famille, puis suis aller manger chez des amis, et le tout étais tellement bon que le lendemain, Jérémie et moi, plus plein de copains souffrions... d'indigestion.  La salle de bain est devenu pour 2 jours une prison de laquelle je ne pouvais me détacher!

Tout est rentré dans l'ordre maintenant, et mes amis m'accompagnent enfin à la piscine, dans les maquis, dans les shows de musiques traditionnels, et on boit, on mange, on rit.  Le Ramadan est passé, vive la Tabaski qui suivra!

Vous voulez en apprendre plus sur le Burkina ou l'auteure du blog?  Vous pouvez vous procurer son roman " Seul le poisson mort se laisse porter par le courant " sur www.evelavigne.com, www.smashwords.com/books/view/749075, Amazon, iTunes, Kobo et tous les autres grands distributeurs.

Bonne lecture!

samedi 27 juillet 2013

Bonne arrivée

Alors voila, nous voici rendus au Burkina depuis une semaine apres un voyage qui fut long et un peu stressant. 
(Notre avion a eu des problèmes technique a moitie chemin entre Paris et Ouaga et nous avons du rebrousser chemin sur Paris
 en regardant les réservoirs d'essence se vider en plein ciel!)  Moussa, Abrahim et Mariam (la fille d'Aissa et la meilleure
copine de mes filles) nous attendaient depuis des heures a l'aeroport.  Les retrouvailles ont été fatiguées mais
heureuses.

Nous avons passé notre premiere courte nuit a l'hotel Nong Taaba, un peu cher, mais toujours agreable apres une longue
route, surtout avec sa piscine qui permet de s'acclimater tranquillement à la chaleur qui nous tombe dessus a l'arrivee.
Mais comme je voyage cette annee sur un budget tres serre, nous avons du demenager des le lendemain dans un hotel un peu
miteux du centre-ville, l'hotel central, ou on m'a negocié un prix quand meme acceptable considerant que nous étions dans
la capitale et au centre-ville.

Apres 4 jours passés à Ouaga dans l'attente de l'ouverture de l'ambassade canadienne ou nous devions deposer des papiers,
nous avons pris la nouvelle compagnie de transport pour Bobo, Rahimo, car TCV etait plein comme a l'habitude et nous n'avions
pas reservé, ne sachant pas a quelle heure nous serions prets.  Le voyage a été agréable, quoique je me suis rendue compte
que mes manieres de touriste doivent etre revenues puisque l'on me traite comme tel partout où je passe, surtout à l'arrêt de
Boromo.  Quand j'habitais ici, j'arrivais à me débarasser facilement des collant avec mes adabla et n'toy, mais il semble
que ca ne fonctionne plus aussi facilement. Mon teint rougeaud et en sueur ne devait pas aider.

Depuis notre arrivé a Bobo, il fait froid selon mes amis, ce qui me va à merveille.  Environ 35 C le jour, 25 à 29 le soir,
et vers 4H du matin, je me leve pour fermer le ventilo car j'ai un petit frisson.  Il y a énormément de moustiques, nous avons
tous l'air d'avoir la varicelle, et malgré que les enfants prennent un prophylaxie pour le palu (Malaria), j'attends le jour
où ca frappera à la porte.  D'ailleurs Manu a commencé a avoir mal à la tête et au ventre, avec la diarrhée ce matin, mais
elle ne fait pas encore de fièvre.  On surveille.  Mais le palu est une chose à laquelle on est habitué, on a les traitement
sous la main et ca ne nous fait pas peur.  Nous n'en somes plus à notre premier épisode.  C'est juste chiant.  Come chopper une
bronchite en plein camp d'hiver.

Jérémie a fait une sortie seul hier avec une de mes amies, Amy, et il est monté à moto avec elle pour aller préparer une fête
Samo pour fêter l'anniversaire du 20e an de décès du papa d'Amy.  Il avait un peu de crainte au début de partir seul comme
ça et de s'ennuyer mais il a bien apprécié l'expérience.

Nous avons fait presque toutes nos visites de retour, sauf quelques personnes qui seront vexées que nous ne les aillons pas
encore vues.  Ici, quand on est de retour, c'est à nous d'appeler et de faire la visite de tout un chacun, et si nous oublions
quelqu'un, c'est très grave et ça crée desembrouilles.  Jamais personne ne va venir spontanément nous voir ou nous appeler
puisque c'est à nous de le faire, et le plus vite possible.  D'ailleurs c'est la question que tous posent: "vous êtes ici
depuis quand?" et je sens que la réponse détermine l'importance que nous donnons à notre ami en fonction du temps que nous
avons mis avant de l'appeler.  Mais j'ai une amie qui est venue spontanément à la maison comme on le ferait chez nous, c'est
qu'elle est habituée au blanc, et ça m'a fait chaud au coeur.

Mon amie Aissa nous a trouvé une petite maison dans notre ancien quartier, que nous louons pour la surée de notre séjour.
Il y a un couturier juste à coté, une boutique et une buvette au coin.  Nous pouvons acheter des galettes et des fruits à
quelques minutes à pieds, et pour le reste, Moussa est là, ou le chauffeur d'Aissa vient nous chercher aussi de temps a
autres.

La prochaine fois, je vous parle du careme puisque nous sommes arrivés en plein mois de ramadan, et je vous laisse aussi
savoir que ma connection est hyper lente et chère, donc je ne vais jamais sur facebook, je ne lis que mes courriels et vais
sur le blog.

An bé sini (A demain, qui peut être plus tard que demain!)
Les toubabous

ps:excusez les fautes, je suis sur un clavier français et je me cherche!

Vous voulez en apprendre plus sur le Burkina ou l'auteure du blog?  Vous pouvez vous procurer son roman " Seul le poisson mort se laisse porter par le courant " sur www.evelavigne.com, www.smashwords.com/books/view/749075, Amazon, iTunes, Kobo et tous les autres grands distributeurs.

Bonne lecture!

mercredi 24 juillet 2013

Mon Afrique

Comme beaucoup d'entre nous, j'ai eu une enfance moins facile.  Et je rêvais d'une grande famille pleine de vie, d'entraide, de rire et de bonté.  A l'âge de 10 ans, j'ai eu une révélation que cette famille se trouvait sur un autre continent.  Un continent noir, pauvre, mais souriant et solidaire.  Et j'ai tracé mes plans de vie sur cette vision, bien loin de vision mondiale ou des autres;  je cherchais ma rédemption.

Je ne sais pas si j' étais naïve, ou obnubilée par la beauté de ces femmes altières marchant droites sous le soleil accablant, par ces danses vivantes, ces sourires, ces accueils, cette chaleur qui ne se calcule pas qu'en Celsius.  J'y ai cru.  Longtemps.  Près de 10 ans après ma première immersion.  J'ai même, je l'avoue, un peu craché sur ma propre culture, que je jugeais égoïste, froide, insensible.

ET puis un jour, j'ai du fermer les yeux sous un grand coup de vent qui m'a laisse l'impression tenace de grains de sable sous les paupières.  Et quand je les ai rouverts, ma vision avait été salement égratignée.  On fait quoi quand on a bâti sa vie sur un rêve de gentillesse, de générosité, de pureté, pour se rendre compte un matin qu'il y avait un tout autre tableau derrière le premier?  Un tableau plus près de la réalité, ou l'humain est resté humain, peu importe sa culture.  On connaît l'humain, il est capable du meilleur comme du pire. 

J'avais passé 8 ans a vouloir ne voir que ce qui me chantait et ignoré le reste.  Mais le pire était la, bien tapi.  Plus policé, souriant, coloré.  Pire quoi...

J'ai eu dans la dernière année une colère intense envers ce continent qui ne répondait plus a mes attentes.  Macho, arnaqueur, hypocrite, et trop souvent défaitiste.  Et je ne pouvais pas blâmer le fameux choc culturel.  je connais trop le Burkina, sa culture, ses coutumes.  J'avais simplement mis ma tète dans le sable du Sahara et je la ressortais en mélangeant tout: le village et l'ami, le pays et le mari.  J'en voulais a tous de m'avoir déçue.

Mais ne se sort pas qui le veut l'épine de l'Afrique du cœur.  Pas après 23 ans d'attente, d'étude, d'espoir.   Même en colère, je ne pouvais me détacher.  J'étais incapable de laisser tomber.  C'est un trop gros morceau de ma vie.

Alors je me suis remise en question: n'en avais-je tout simplement pas trop demandé?  Est-ce que l'Afrique devait absolument tout me donner et me prendre;  Devais-je aussi tout prendre et ne rien oublier de donner?  Avais-je vraiment le droit de vivre en innocente et de prêter flanc a tous les comportements malhonnête?  N'étais-je pas la première responsable de ma survie?  Est-ce qu'aimer signifiait refuser de voir la mauvais part des choses?

Tout ce que j'ai aimé existe toujours.  Et le pire a toujours été là aussi.  J'ai décidé de vivre les premiers et d'essayer de me faire piéger le moins possible par le reste.  D'être alerte.  Un peu plus Wise.  Et puis quand même, l'Afrique e l'a quand même donnée cette famille: mon fils Abrahim, mon mari et sa famille, Aïssa, Moussa, Alpha, Alima, REVS.  J'aime ces gens du fond du cœur et ils sont vraiment une partie énorme de ma vie.  Me fâcher contre l'Afrique, quand je pense à eux, à tous ces beaux moments, à toutes leurs générosités, leur accueil, leur solidarité, ca n'a aucun sens.  Je n'aime plus l'Afrique.  J'aime mes amis africains, mon fils africain, mon mari africain;  Et eux, ils ont un sens.


Vous voulez en apprendre plus sur le Burkina ou l'auteure du blog?  Vous pouvez vous procurer son roman " Seul le poisson mort se laisse porter par le courant " sur www.evelavigne.com, www.smashwords.com/books/view/749075, Amazon, iTunes, Kobo et tous les autres grands distributeurs.

Bonne lecture!